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[ Vendredi 7 décembre 2007 ]

LE QUÉBEC OCCUPE UNE PLACE ENVIABLE DANS L’AÉRONAUTIQUE.

 

Je vous invite à vous référez à l’article suivant paru dans le Journal LE Devoir dans un cahier spécial du samedi 1 décembre 2007.

 

Titre :

Le Québec occupe le 6e rang mondial dans le secteur de l’aérospatiale.

 

 

Saint-Pierre, Brigitte

Le Québec a une économie ouverte. En 2006, la part de ses exportations (vers l'étranger ou vers les autres provinces canadiennes) dans son PIB était de 53 %. La même année, 22 % des biens manufacturés québécois exportés vers l'étranger étaient des biens de haute technologie. L'aéronautique et l'aérospatiale, les biotechnologies ainsi que les technologies de l'information et des communications sont des secteurs dans lesquels le Québec se démarque sur le plan international, indique François Bouilhac, sous-ministre adjoint des affaires économiques internationales au ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE).

 

Le Québec occupe le sixième rang mondial dans le secteur de l'aérospatiale, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Japon.

«Il y a trois grands centres d'excellence en aéronautique et aérospatiale: Toulouse en France, Seattle aux États-Unis et la grande région de Montréal au Québec et au Canada», dit François Bouilhac, sous-ministre adjoint aux affaires économiques internationales du ministère québécois du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE).

 

Le Québec compte plus de 240 entreprises dans le secteur de l'aérospatiale: des maîtres d'œuvre, des grands équipementiers, des sous-traitants et des fabricants de produits spéciaux. Il est responsable de plus de 60 % des ventes totales du Canada dans ce secteur et de la majeure partie (environ 70 %) de la recherche et développement en aérospatiale au pays, indique le MDEIE.

 

Plusieurs chefs de file de l'industrie se trouvent au Québec, dont Bombardier dans l'aviation d'affaires et l'aviation régionale, Bell Helicopter pour les hélicoptères commerciaux, CAE pour les simulateurs de vol, et Pratt & Whitney Canada dans les moteurs pour avions régionaux et d'affaires et aussi pour hélicoptères.

 

Le Québec exporte plus de 80 % de sa production en aérospatiale, notamment aux États-Unis. Les marchés pour ces produits ne se situent toutefois pas seulement dans les pays industrialisés. «Il est certain qu'avec l'explosion des transports aériens par exemple en Asie, en Chine en particulier, il y a là de grandes possibilités de marchés pour les entreprises. C'est la même chose en Inde. Il y a aussi de grandes possibilités dans les pays du Golfe», dit M. Bouilhac.

 

Biotechnologies, TIC et autres secteurs

 

Le Québec occupe par ailleurs le 4e rang en Amérique du Nord en ce qui concerne le nombre d'entreprises de biotechnologies, indique le gouvernement du Québec.

«Le secteur des biotechnologies au Québec est en bonne position. La concurrence est forte, mais il est en bonne position. Il se fait beaucoup de recherche et développement tant dans la grande région montréalaise que dans celle de Québec. Les chercheurs d'ici participent notamment à des projets conjoints avec des chercheurs d'autres pays», mentionne le sous-ministre adjoint aux affaires économiques internationales du MDEIE.

 

Le domaine des technologies de l'information et des communications est un autre secteur d'excellence du Québec, dit-il. Il comprend les industries de la microélectronique, des équipements et des services de télécommunications, de l'optique, de la photonique et du laser, des équipements et des services informatiques, des logiciels et du multimédia.

 

Dans une lettre ouverte publiée à la fin du mois d'octobre, le premier ministre Jean Charest affirmait que «Montréal est en voie de devenir le Hollywood du jeu vidéo». Ubisoft et Electronic Arts font partie des entreprises qui ont choisi de s'installer dans la métropole québécoise. «Il y a une créativité au Québec qui fait en sorte que les créateurs de jeux vidéo y ont trouvé ce dont ils avaient besoin pour développer leurs produits», estime M. Bouilhac.

 

Il existe par ailleurs «des secteurs de niche, par exemple les produits de sécurité dans certains pays, dont le Royaume-Uni, et l'environnement dans d'autres pays», ajoute-t-il. Les entreprises du secteur de l'environnement offrent divers produits et services, par exemple en matière de gestion de l'eau, de traitement des matières dangereuses, de recyclage, de réhabilitation des sols contaminés ainsi que de planification et d'analyse environnementales.

 

«Le secteur des services, notamment les grandes sociétés d'ingénierie-conseil, joue également un rôle important, aussi bien dans les pays en émergence que dans les pays développés», dit M. Bouilhac. Les firmes de génie-conseil du Québec sont actives dans le domaine des ressources naturelles et de l'hydroélectricité, mais aussi dans d'autres secteurs, dont les télécommunications et l'informatique.

 

Soutien gouvernemental

 

Les gouvernements du Canada et du Québec offrent du soutien aux entrepreneurs qui souhaitent faire affaire avec des partenaires étrangers. Le gouvernement canadien met par exemple à leur disposition des études de marché par secteur. Des agents fédéraux, travaillant dans différentes villes canadiennes dont Montréal ou à l'étranger, peuvent aussi les conseiller.

 

Dans la même veine, les commissaires à l'exportation dans les différents bureaux régionaux du MDEIE du Québec peuvent assister les entrepreneurs qui le souhaitent. Les spécialistes en marchés de ce ministère, à Québec et à Montréal, fournissent également des conseils sur les marchés étrangers. Il existe enfin un réseau de bureaux et de délégations du Québec à l'étranger. «Les services économiques de ces bureaux sont à l'affût des occasions d'affaires pour les entreprises, qu'il s'agisse de biens ou de services», indique M. Bouilhac. Les gouvernements québécois et canadien organisent également des missions économiques à l'étranger.

 

Le gouvernement du Québec a par ailleurs rendu public le 23 novembre un plan d'action en faveur du secteur manufacturier. L'un des objectifs du plan est d'investir «pour contrer les effets négatifs de la hausse du dollar et relancer l'emploi ainsi que les exportations». Diverses mesures sont prévues. Elles peuvent prendre la forme d'aide financière ou de conseils.

 

«Le gouvernement intensifiera ses efforts pour fournir aux entreprises manufacturières des leviers qui les aideront à occuper une position plus solide sur les marchés mondiaux», mentionne le plan. «Le but est de commercialiser plus rapidement les nouveaux produits, consolider la présence des entreprises sur les marchés traditionnels de l'ALENA et de certains pays européens et tirer parti des perspectives d'affaires qui s'ouvrent sur d'autres marchés, particulièrement ceux des pays émergents.»


 

 

Il est intéressant de voir l’émergence des connaissances et des habiletés des Québécois pour développer des nouveaux produits et services. Notre économie commence à s’efforcer, pour s’adapter aux changements économiques mondiaux. Ce type de changement aura un coût pour une partie importante de la population, mais elle me semble nécessaire. Reste aux gouvernements de s’efforcer à adoucir les angles pour les plus touchés d’entres-nous.

 

Merci.

 

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2007-12-07 11:49:51 ]

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[ Jeudi 8 novembre 2007 ]

CINQ DÉFIS POUR L'INDUSTRIE DE L’AÉROSPATIALE.

 

Le monde québécois de l'aéronautique tourne à plein régime. Mais les avionneurs, les motoristes et les sous-traitants sont confrontés à plusieurs enjeux. Dans le journal La Presse Affaires d’aujourd’hui, un article mentionne une enquête du journal dans l’industrie aérospatiale. Ils survolent la situation.

 

Montréal est la seule ville au monde où, dans un rayon de 30 kilomètres, on peut construire un avion de A à Z: du train d'atterrissage au moteur, en passant par les ailes et l'assemblage. Ce qui fait de la métropole le troisième pôle manufacturier aéronautique de la planète, derrière la française Toulouse et l'américaine Seattle.

 

Cela dit, on aurait tort d'associer l'industrie aéronautique québécoise à la seule région montréalaise.

"On retrouve des entreprises du secteur dans 13 des 14 régions du Québec", indique Jacques Saada, président de l'Association québécoise de l'aérospatiale.

 

Au total, le secteur affichait des ventes de plus de 11,4 milliards de dollars en 2006, selon le ministère du Développement économique, Innovation et Exportation. Plus de 80% de cette production est exportée, fournissant des emplois à plus de 40 000 personnes.

Cela permet au Québec de se classer sixième au monde, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Japon.

 

Les défis

 

Mais de nombreux défis se posent à l'industrie québécoise.

Certains pays en émergence, comme la Chine et la Corée, seront bientôt des concurrents redoutables disposant d'une main d'œuvre moins coûteuse que la nôtre.

 

Heureusement, les déplacements des nouvelles classes moyennes chinoises et indiennes n'en sont qu'à leurs débuts, créant une demande pour plus d'avions, plus d'aéroports et plus d'équipements. Et de belles opportunités d'affaires pour les entreprises québécoises.

"Le tourisme est en plein boum en Inde", indiquait justement le docteur S. Natesh, haut dirigeant du ministère de la Science et de la Technologie de l'Inde, de passage à Montréal récemment. Les intervenants de l'aéronautique sont donc optimistes: l'industrie va bien.

 

Les carnets de commandes des grands fabricants, comme Bombardier, Pratt & Whitney et CAE, sont bien garnis.

La situation s'annonce aussi bonne pour les quelque 220 PME du secteur, confirme Jacques Saada.

 

Mais cette effervescence amène aussi certaines difficultés.

Les entreprises, en particulier les PME, peinent à trouver des travailleurs qualifiés. Et certains matériaux de fabrication sont difficiles à obtenir partout dans le monde, ce qui entraîne des délais de livraison.

Sans compter que les manufacturiers d'ici doivent composer avec la force du dollar canadien et avec les nouvelles exigences environnementales.

 

Enfin, une juste part des retombées des achats gouvernementaux de 13 milliards auprès de Boeing et de Lockheed Martin reviendra-t-elle au Québec ? « Un beau défis pour nos deux paliers de gouvernements ! ».

 

Voilà cinq défis pour l'aéronautique survolés par La Presse Affaires dans ce dossier spécial.

 

Bienvenue à bord !

 

Cet article est de Caroline Rodgers du Journal La Presse et réalisé avec la collaboration d’Yves Gingras.

 

Aéronautique ou aérospatiale?

 

Doit-on dire aéronautique ou aérospatiale? Pour les non-initiés, ces termes portent à confusion.

De façon simple, l'aéronautique est la science de la navigation aérienne et de la technique de construction des appareils.

Quant à l'aérospatiale, c'est l'ensemble des connaissances et des techniques qui concernent à la fois la navigation aérienne (aéronautique) et la navigation spatiale (astronautique).

 

Bonne chance aux entreprises en aérospatiale.

 

JFD.

 

 

[ publié par Zeff le 2007-11-08 11:26:22 ]

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